Qu'est-ce que le stress et ses effets physiologiques ?
Découvrez ce qu'est le **stress**, ses mécanismes physiologiques et ses impacts sur le corps humain. Explorez les effets à court et long terme, avec exemples concrets pour mieux comprendre ce phénomène courant.

Le stress est une réaction naturelle du corps face à des situations perçues comme menaçantes, impliquant des changements physiologiques pour préparer à l'action. Il active le système nerveux sympathique et libère des hormones comme l'adrénaline et le cortisol. Bien que utile à court terme, un stress prolongé peut altérer profondément l'équilibre corporel.
Définition et mécanismes du stress
Le stress résulte de l'interaction entre des facteurs externes, appelés stresseurs, et la réponse interne de l'organisme. Selon le modèle de Hans Selye, père de la stressologie, il se décompose en trois phases : alarme, résistance et épuisement. Le principal mécanisme est l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA), où l'hypothalamus libère la CRH, stimulant l'hypophyse à sécréter l'ACTH, qui active les surrénales pour produire cortisol et adrénaline. Cette cascade hormonale mobilise l'énergie pour une réaction de survie.
Effets physiologiques à court terme
À court terme, le stress déclenche la réponse fight or flight (combat ou fuite). Le cœur bat plus vite, augmentant la pression artérielle et l'apport en oxygène aux muscles. La respiration s'accélère, les pupilles se dilatent pour une meilleure vision, et le glucose sanguin grimpe pour fournir de l'énergie rapide. Ces changements préparent le corps à une action immédiate.
Exemple 1 : Parler en public. Adrénaline en hausse, mains moites, rythme cardiaque accéléré – idéal pour performer.
Exemple 2 : Éviter un accident de voiture. Réflexes aiguisés, vigilance maximale grâce à la mobilisation d'énergie.
Exemple 3 : Compétition sportive. Concentration accrue et force musculaire boostée.
Effets physiologiques à long terme du stress chronique
Lorsque le stress persiste, le cortisol élevé inhibe le système immunitaire, favorisant infections et inflammations. Il augmente le risque cardiovasculaire par hypertension persistante et athérosclérose. Le système digestif ralentit, causant ulcères ou troubles intestinaux, tandis que le sommeil est perturbé par une hypervigilance. Chez les femmes, il peut déséquilibrer les cycles menstruels ; chez les hommes, réduire la testostérone.
Risques cardiaques : Infarctus et AVC plus fréquents, comme observé chez les travailleurs sous pression constante.
Impact immunitaire : Rhumes récurrents, guérison ralentie – études montrent une baisse des lymphocytes.
Troubles métaboliques : Prise de poids abdominale due au stockage de graisses par le cortisol.
Différences individuelles et facteurs modérateurs
Les effets varient selon l'âge, le sexe, la génétique et le mode de vie. Les enfants montrent une hyperactivité, les seniors une fragilité osseuse accrue. L'exercice et une alimentation équilibrée atténuent les impacts, mais un stress chronique use les réserves hormonales, menant à l'épuisement surrénalien.
Conclusion : Comprendre pour mieux agir
Le stress est un allié temporaire mais un ennemi durable s'il s'installe. Reconnaître ses signes physiologiques – fatigue, tensions musculaires, insomnie – permet d'intervenir tôt. Une hygiène de vie saine favorise la résilience, transformant cette réponse adaptative en force plutôt qu'en fardeau.